*--*

*--*
Voilà.
Je lis les fiic's des autres.
Je les vis.
Et... je me sens... égoïste.
De ne pas pouvoir rendre à celles qui écrivent si bien, ce que j'éprouve en lisant leurs fiic's.
Bon. Je m'y mets.
Première fiic'.
J'espère ne pas trop décevoir...
Dîtes moi ce que vous en pensez. :)
Dites moi si vous vous ennuyez.
J'ai besoin de savoir.

# Posted on Friday, 13 June 2008 at 3:47 PM

Edited on Friday, 13 June 2008 at 4:01 PM

[1°]Je me suis simplement... laissée emporter.

[1°]Je me suis simplement… laissée emporter.
Malicia.

Je me suis simplement... laissée emporter.
Eternelle disputes avec mes parents... Ma Meilleure Amie qui m'avoue ne plus l'être depuis un bon moment déjà... cette impression d'être emprisonnée, de suffoquer... je n'en pouvais plus.
Jeter quelques vêtements et de l'argent dans un sac, et claquer la porte de chez moi. Mouvement irréversible. Rien de plus facile. Un claquement de porte... sur ma vie. L'ancienne. La vraie était censée débuter...à ce moment là. Mais rien. Que du désarroi. Un soudain trop plein de liberté. Déboussolée. Mais trop fière pour retourner chez mes parents.
A peine dix sept ans... pourtant je traîne mes années comme je traînerais un lourd fardeau, beaucoup trop lourd pour mes épaules.
J'erre depuis quelques mois de villes en villes. Faisant du stop. Marchant. *Die Strasse wird zum Grab.*
Gagnant de l'argent ici et là, m'arrangeant pour dormir dans un motel ne serait-ce qu'une fois par semaine. Fatiguée de tout. Lassée des injustices, lassée de la solitude... non. Pas de la solitude. Elle me convient. Ne me fait pas peur. Presque pas ? Seule, je n'ai personne pour me critiquer. Seule, je sais que je peux compter sur moi-même. Je me fais confiance. Je n'accorde ma confiance qu'à moi-même. Et alors ?
Je vous en prie, critiquez moi, moquez vous... Tout ça me glisse dessus. Comme de la pluie sur une vitre. Comme une larme sur une joue. Comme une lame...pénètre une veine...
Je vous emmerde.

*

Où suis-je ?
Allongée sur un banc. Certes. Mais où ?
Je me redresse, et m'étire. Adresse un sourire insolent à cette mère qui passe là, devant moi, tenant ses deux enfants par la main, avançant d'un pas rapide.
- Ne la regardez pas ... Venez, dépêchez vous... on ne sait jamais ce qui peut arriver avec ce genre de...
De ? Je me lève avant d'entendre la fin de la phrase. J'essaie de marcher droit, malgré la fatigue. Eternelle fatigue, que seules ces entailles dans mes veines parviennent à me faire oublier...seulement un instant.
Berlin.
Machinalement, je sais où aller. Ce n'est pas la première fois que je dors dans cette ville. Je sais où gagner de l'argent, comment en gagner.
Peu importe la manière. Quelle importance ? L'essentiel est de pouvoir passer une nuit sous un toit. Et de prendre une douche.
Je sors de mon sac mon mp4, l'allume, glisse les écouteurs dans mes oreilles. Drogue. Plutôt crever de faim les écouteurs dans les oreilles, que manger en ayant vendu mon mp4. Mon cerveau ne fonctionne qu'à la musique. Musique = Rock = Vie. Musique = Rock = Vie. Et ainsi de suite. Vous me croyez folle ?
Je vous emmerde.

*

Je l'avoue. Je suis perdue. Dans cette grande ville pleine de vie. Moi qui manque tant de vie... C'en est trop pour moi. Encore une injustice. Je cherche depuis longtemps déjà cette petite ruelle sombre, dans laquelle je tourne chaque fois que je suis à Berlin. Pourquoi je ne la trouve pas ?
Silence. J'essaie de contrôler les tremblements de mes mains. Ma. Musique. S'est. Arrêtée. Plus de batterie dans mon mp4. Ma musique, mon seul point de repère, mon guide, ma compagnie... plus rien. Que du silence. Je ferme les yeux. J'ai l'impression de tomber dans le vide... Rien ne me retient, plus rien ne peut arrêter ma chute. J'ouvre les yeux. « Calmes toi, Mia. Souffle un bon coup. » J'ouvre les yeux. Relève la tête. Et continue de marcher.
Plus seule que jamais.

*

Qui cherche trouve. C'est ce que j'ai toujours entendu dire. Et ce que je me dis en ce moment même. Pour me donner du courage. Et pour trouver tout simplement.
Cette ruelle. Sombre. Un air de déjà vu. Est-ce que je tourne en rond ? Non.
J'ai trouvé. Tout simplement. Il était temps. La nuit commence à tomber. Je m'engage dans cette toute petite rue, où le ni le soleil, ni la joie, ni les couleurs ne semblent pénétrer. Peut être n'osent-elles pas. Peut être ont-elles peur de déranger. Moi pas. Je ne fais pas tâche, ici. Je me confonds dans le décor. Tout simplement.

*

Je pousse la porte de ce bar malfamé.
Ici, des hommes. Seuls, en mal d'amour. Pas d'amour avec un grand A. D'amour, au sens crû du terme.
Ici, des femmes. Travaillent. Très, très peu vêtues. Qui se trémoussent, se déhanchent sur des tables. Sourires aguicheurs, regards charmeurs. J'en ferai bientôt partie. Pour ce soir.
Je me dirige vers la porte du fond, passant en les tables, bousculant parfois des hommes qui me remarquent à peine, trop occupés à observer les « employées ». Ils me donnent envie de vomir. J'atteins la porte. L'ouvre. Me retrouve face au bureau.
-Malicia...
-Richard.
Il me regarde, m'évalue du regard, passant pensivement sa main dans sa moustache. La lumière blafarde fait luire son crâne chauve.
-Je t'avais dit de ne pas revenir.
J'éclate d'un rire sans joie. Juste de la provocation.
-Et tu croyais franchement que j'allais obéir ?
-Tu m'as menti.
-Quelle importance ? Les porcs qui fréquentent cet endroit ne ce soucient pas de...
Il se lève brusquement, me coupant la parole.
-S'ils ne se soucient pas de ton âge, moi si. Les danseuses doivent être majeures. Point.
Je me mords la lèvre.
-Et... les autres ? Dans les chambres... elles sont majeures ?
Richard lève les yeux au ciel. Allume un cigare.
-Oui, elles le sont. Maintenant u sors de mon bureau sans faire d'histoires.
-Mais...
-Sors d'ici ! J'attends une visite...mmh... importante.
Je hausse les sourcils.
-Quel genre de visite ? Encore une pute ? Si tu veux, je peux...
-Non. Pas ce genre de visite. J'attends... des clients.
Je garde le silence. Prenant ça comme un encouragement à continuer, il poursuit :
-Le genre de client qui, une fois avoir payé, te rend riche.
-Qui ça ?
- Ils souhaitent garder l'anonymat, et ce n'est surtout pas à une gamine comme toi que je vais répondre. Sors, maintenant.
-Mais... est ce que je pourrais pas... satisfaire ces clients ? J'ai besoin d'argent...
-Tu SORS ! Reviens quand tu auras dix huit ans.
Je m'exécute.
La musique me fait mal aux oreilles.
Je m'assois sur un tabouret, regardant d'un ½il morne ce qui m'entoure.
-Un whisky.
Gamine. Il m'a appelé gamine. Il me manque sept mois. Salaud... Il sait très bien que ses « clients » n'y voient aucun inconvénient, aucune différence. Tout ce qu'ils veulent, c'est reluquer pendant des heures entières des femmes se déhanchant juste devant leurs yeux.
-Encore un whisky.
Ces femmes... pauvres femmes, d'ailleurs. Je les envie d'avoir le droit de travailler. Non, pour finir, je ne les envie pas. Je préfère passer la nuit dehors, et être libre, non attachée à un métier pareil, plutôt que de devoir me rendre ici tous les soirs, pour assouvir les envies masculines de ces hommes. Non, ces femmes... je les plains.
- Un autre whisky.
Pourquoi il me regarde comme ça, celui là ? C'est la première fois qu'il sert une femme dans ce foutu bar ? Je ricane. Je dois être la première femme qui entre ici pour boire, et non pour travailler. Je lève mon verre en direction du serveur, puis le porte à ma bouche. L'alcool me brûle l'½sophage. Agréable sensation de chaleur, dans mon corps si froid, si vide.
D'un signe de tête, je commande un autre verre. J'en renverse la moitié sur moi, en buvant. Impassible, je continue à boire, boire, boire...


Bill

-Tom ! Non ! Allez, viens, on rentre...
-Quoi, non ? Tu te dégonfles ?
Je fusille mon frère du regard. Enfin, j'essaie. Pas facile, à travers des lunettes de soleil, dans la pénombre de la nuit.
Nous marchons, côtes à côtes, et une fois de plus, mon frère a réussi à m'entraîner dans ses « fuites ». Pendant la tournée, nous ne sommes pas censés sortir, et encore moins sans garde du corps.
-Dis moi au moins où on va...
Bien que je ne distingue pas les traits de Tom, je sais qu'il sourit.
-Tu verras bien.
Enervé, j'enfonce la tête dans mon écharpe, les mains dans les poches, et j'accélère le pas, prenant de l'avance sur mon frère.
-Tu comptes aller où comme ça ?
Tom étouffe à grand peine un ricanement. Je suis bien obligé de ralentir. Il a raison. Je dois me résigner à le suivre. Pathétique.

*


Malicia

J'ai la tête qui tourne. Je ne sais pas, je ne sais plus ce que je fais ici. Juste ce vide, dans mon ventre, et ce verre dans ma main, auquel je me raccroche. Coûte que coûte. Boire. Encore et toujours. L'alcool me fait mal à l'estomac. Ca brûle... Pas assez pour ne plus avoir mal au c½ur, pas assez pour combler cette sensation de froid, de... mort intérieure. J'ai mal, et j'en redemande, savourant avec extase cette douleur bienvenue
*


TOm

-C'est pour ça que tu m'as forcé à t'accompagner ?
Bill serre les poings, et frémit de colère.
-Relax, frangin...
- Mais tu m'avais dit que c'était sans risque ! Imagine, si quelqu'un nous reconnaît !
Je me place face à Bill, un sourire moqueur au visage.
-Dis moi, qui, ici, pourrait nous reconnaître ? Y'a que des hommes, et je sais pas si t'as remarqué, mais leur attention est focalisée sur... autre chose.
Mon jumeau pousse un soupir, et je lui réponds en levant les yeux au ciel.
-Tom, t'as des tonnes de groupies à tes pieds, il te suffit de claquer des doigts pour que l'une d'entre elle passe la nuit avec toi... Pourquoi tu nous as emmené ici ? Tous les matins tu nous présentes une nouvelle fille dont tu te débarrasses le plus vite possible... Alors PUTAIN DE MERDE dis moi pourquoi tu m'as emmené ... ici ?
Des questions. Encore et toujours. Est-ce qu'il ne peut pas, une fois de temps en temps, se contenter de profiter, sans se poser la moindre question ? Oui, j'ai toutes les filles que je veux. Oui, je les aime durant une nuit, et oui, ça aurait été plus facile de faire comme d'habitude, d'en choisir une dans le public...Seulement, non. J'aime le changement. Et j'aime m'amuser.
-Ecoute, Bill... Si t'es pas content, tu peux toujours retourner à l'hôtel...
Je sais très bien qu'il ne me laissera pas seul.
-Maintenant qu'on y est, on peut res...
Il ne termine pas sa phrase, et tourne la tête vers le bar. Je suis son regard.
*



Malicia

Je bois. Inexorablement. Je sais très bien que je ne devrais pas. Mais après tout, quelle importance ?
J'ai l'impression de boire du feu. Ce n'est plus moi qui consomme la boisson mais la boisson qui me consomme doucement. Ma vue se trouble, je ne distingue plus aucun détail de ce qui m'entoure. Ca ne change pas beaucoup des habitudes, à vrai dire. Sauf que d'habitude, ce sont les autres qui n'arrivent pas à distinguer ce que je suis vraiment... Inversion des rôles.
-Vous devriez rentrez chez vous.
La silhouette du barman s'adresse à moi. Les mains sur les hanches, il attend que je lui réponde. Il ne parvient qu'à m'arracher un éclat de rire.
-Payez, et retournez d'où vous venez. Ce n'est pas un endroit pour vous.
Payer ? Payer ? Avec quel argent ? Je ris à nouveau. Provocante.
-Un autre whisky, s'il vous plait.
Il pousse un soupir.
-Payez, et partez ! Je ne plaisante pas !
Je renverse mon verre sur mes genoux, mais n'y prête aucune attention.
-D'accord, je m'en vais.
J'essaie de me lever discrètement. Discrètement ? Alors que la terre tangue sous mes pieds, que je pouffe de rire sans raison, et que le barmaid est face à moi ?
- Vous n'avez pas payé.
Je le pousse. Sans réfléchir. Je me retourne pour m'enfuir le temps mais il me saisit le bras, me tord le poignet. M'arrache un cris de douleur. J'essaie de me dégager de l'étreinte de sa main. Sans succès.


Bill

Suivi de mon frère, je me dirige droit sur eux.
-Lâchez la.
*



Malicia

-Lâchez la.
Sa voix a fusée. Froide. Impérieuse. Cassante. Je connais cette voix.
Je tourne lentement la tête vers les deux silhouettes, mais les larmes d'épuisement dans mes yeux m'empêchent de distinguer à qui j'ai affaire. Je tente à nouveau de repousser le barman, qui ne semble pas pressé de lâcher mon bras. Il me fait mal, mais ce n'est pas ce qui me dérange. Ce n'est pas cette douleur là qui me souffrir. La douleur qui blesse réellement en ce moment précis, celle qui m'empêche de supporter cette main sur mon bras, je pourrais la nommer... Manque. De. Liberté. Il m'empêche d'aller où bon me semble, de fuir. J'ai l'impression d'être tenue à la laisse, et c'en est trop pour moi.
Je me débats comme une furie, tentant avec mon autre main de gifler l'homme qui porte atteinte à ma liberté. Je n'y arrive pas. La musique me déchire les tympans, c'est à peine si je me rappelle où je suis.
- Lâchez la.
-Elle ne veut pas payer. Elle ne sortira pas sans payer.
-Lâchez là, on payera à sa place, mais arrêtez de la tenir comme ça.
L'étreinte se desserre peu à peu, et je retrouve ma liberté de mouvements.
Aïe. Ma tête. Tout, autour de moi, tourne. De plus en plus vite. Le son de la musique semble se démultiplier dans mes oreilles, et m'explose les tympans... Ma vision devient de plus en plus floue... et pour finir... tout devient noir. Je plonge dans un abîme sans fond.
*



Tom

Il la lâche. Enfin. J'aime les femmes, et je déteste les voir malmenées. Je lui adresse mon plus beau sourire. Je ne peux m'empêcher de lui trouver une ressemblance avec un ange. Déchu.
Elle a l'air plutôt amochée. Sûrement par l'alcool. Le regard dans le vague, elle ferme les yeux.
S'effondre.



Malicia
Noir complet.
Je tombe, et rien ne peut arrêter ma chute. Rien ni personne.
Suis morte ? En train de mourir ?
Est-ce que la mort se résume à ça ? Si oui, je l'accueille à bras ouverts. Depuis le temps que je l'attendais...
Je me sens lourde, lourde... De plus en plus.
Et j'ai mal. Partout. A la tête, surtout.
Y'a-t-il un moyen de faire cesser cette douleur ?
Un frisson me parcoure, une onde glacée me transperce.
Et des voix qui se rapprochent, se font de plus en plus intelligibles.
Anges ? Archanges ?
-Suis-je arrivée au paradis ?
-Pas encore.
Battement de paupières.



Bill
Allongée sur le sol cimenté du trottoir où nous venons de la déposer, blanche comme un linge, elle s'agite dans son sommeil. Je ne parviens pas à comprendre ses paroles inintelligibles. Elle crispe les doigts sur mon bras, et crie :
-Suis-je arrivée au paradis ?
Tom et moi échangeons un regard. Est-ce l'effet de l'alcool sur elle, la faisant délirer ? Ou se croit-elle vraiment morte ? Mon frère hausse les épaules, avant de répondre :
-Pas encore.
Son visage d'une pâleur maladive contraste avec ses lèvres rouges sang.
La voix de mon jumeau semble la ramener à la raison, elle parait se décrisper, et respire plus calmement.
Elle entrouvre les yeux. Se redresse. Sa main enserre toujours mon bras. Voix douce, faible.
-Qu'est-ce que vous faîtes là ?
Pas « où suis-je ? », ou même « qu'est-ce qui s'est passé ? », non. Simplement cette volonté de savoir pourquoi nous sommes là, à ses côtés. Elle sursaute lorsque Tom lui adresse la parole.
-Tu t'es évanouie, tu sais ?
Elle baisse les yeux.
-Encore..., murmure-t-elle.
Que sommes-nous répondre à ça ?
Le regard dans le vague, se mordillant la lèvre inférieure, elle semble absorbée dans ses pensées. Un silence gênant s'installe, que rien ne vient troubler. Comment réagir ?
Mon portable sonne dans ma poche, et la sort de son mutisme. Je sais d'emblée qui m'appelle. Je ne décroche donc pas.
La fille pose les yeux sur sa main refermée sur mon bras, pâlit, et le relâche, comme si le contact de sa peau contre la mienne la brulait, avant de se relever brusquement.
Elle chancelle, une main sur son front, et Tom et moi nous précipitons pour la rattraper avant qu'elle ne heurte le sol. Elle se dégage de notre étreinte, une expression de franche panique marquant son visage.
-Laissez-moi...
La laisser ? Alors qu'elle tient à peine debout ?
-Hé ! Du calme, on veut simplement t'aider...
Elle frémit.
Son visage, auparavant dissimulé par la pénombre de la nuit, est éclairé par un rayon de lune. La haine qui anime chacun de ses traits me choque à tel point que je recule d'un pas.
-M'aider...
Elle éclate d'un rire qui dépeint son ivresse.
Elle crie, au bord de l'hystérie :
-M'aider ? M'aider !
Elle pousse brutalement Tom qui me percute de plein fouet.
-Sachez, bande d'idiots, que personne, absolument personne, ne peut m'aider !
Tout sourire a maintenant disparu de son visage.
Une larme coule. Suivie par d'autres.
Pourtant ni Tom, ni moi, n'osons approcher.
Elle hausse les épaules, se retourne, et, avant que nous ayons pu réagir, se met à courir, et s'enfonce dans l'obscurité de la ruelle. Un nuage passe devant la lune. Je distingue à peine l'ombre de mon frère.
J'ai le sentiment que cette obscurité, ce noir, cette ombre... Représentent les sentiments, les pensées qui habitent continuellement la fille. Pour le peu que je l'ai vue...
Je suis pourtant certain de ce que j'avance.
Ses yeux gris onyx ne peuvent pas mentir.
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Voilà =)
Vous en pensez quoi ?
J'attends vos avis, même négatifs, c'est toujours bon à prendre =)
Je fais la suite ou non ?

# Posted on Friday, 13 June 2008 at 3:56 PM

Edited on Friday, 10 October 2008 at 3:37 PM